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Le Saviez vous

LE SAVIEZ-VOUS… QUAND UNE FEMME DÉFIA LE MARATHON MASCULIN AU NOM DE L’ÉGALITÉ..

Nina Kuscsik est une coureuse de longue distance, elle a participé à plus de 80 marathons. Elle fut la première femme à remporter officiellement le marathon de Boston en 1972. Elle devint la deuxième femme américaine à terminer un marathon en moins de trois heures, avec un temps de 2:56.

Inspirée par le livre instructional book Jogging de Bill Bowerman’s (co-fondateur de Nike), elle s’aligna sur le marathon de Boston dès 1969 qu’elle termina en 3:46. Mais son temps ne fut pas retenu car la compétition n’était pas autorisé officiellement aux femmes…

En 1972, Elle intenta un procès à AAU( American Athletic Association) pour que le terme  » séparés mais égaux » soit retiré de leur charte. Elle remporta son bras de fer. Son influence permit aux femmes de s’aligner sur les mêmes distances que les hommes.

Nike décida de la sponsoriser même si elle ne courrait pratiquement plus au début des années 90 pour la symbolique de son action.

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LE SAVIEZ-VOUS… Michael Jordan vs Whitney Houston

Il y a 30 ans, Michael Jordan réalisa l’exploit de scorer la bagatelle de 47 points face aux Bad Boys de Détroit.

Au delà de l’aspect scoring face à la défense de fer des champions NBA 1989, Mike et les Bulls arrachèrent une victoire très importante lors du game 3 qui galvanisa toute l’équipe après avoir encaissé deux défaites d’affilées à Motor City.

Une victoire sûrement dûe à la présence de la chanteuse Whitney Houston dont Jordan était particulièrement fan et venue spécialement à Chicago pour chanter l’hymne national de début de match. Jordan fit le match parfait surement inspiré par la voix de la diva de la soul. Elle ne repartit pas les bras vides, comme l’atteste le cliché mais bien avec une paire de Jordan V dédicacée par his Airness en personne….

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Le Saviez vous

LE SAVIEZ-VOUS… JESSE OWENS ET ADIDAS OU L’HISTOIRE DU PLUS GRAND PLACEMENT PRODUIT GRATUIT DU FOOTWEAR

Lors des JO de Berlin de 1936, l’athlète afro américain Jesse Owens remporta 4 médailles d’or sur les terres de l’Allemagne nazie de l’époque. Sa performance alla alors dépasser le cadre du sport pour s’inscrire dans un contexte géopolitique connu du moment.

Mais saviez-vous qu’en coulisse, le fabricant Adolf Dassler convainc l’Américain de porter d’essayer les chaussures qu’il a fabriquées. L’athlète, intrigué par cette paire en cuir marron ornée de deux bandes jaunes, légère, souple, armée de crampons, il accepta de les porter.

Il‘s’agit tout simplement du placement produit le plus judicieux de l’histoire du footwear qui permit à l’entreprise Dassler de agrandir grâce à ce succès. En 1948 lorsqu‘il créa la multinationale Adidas, il déclara que sans le succès de Jesse Owens au JO de Berlin que sa marque n’aurait connu le même destinée…

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Band of Brothers

Band of Brothers Part 47

Dans la rubrique Band of Brothers nous donnons la parole à des amateurs de sneakers, pour cette quarante septième interview express, Dj Stresh a des choses à vous dire…

Bonjour Dj Stresh, présente toi en quelques mots ?
Bonjour Max, je suis Dj,Beatmaker depuis une quinzaine d’années, j’ai 29 ans, je viens de Cergy (95). j’ai travaillé avec pas mal d’artistes de la scène Hip Hop Française (Youssoupha, Ron Brice, Rocé, Ali et le Label 45 scientific..) mais je suis surtout passionné de la culture Hip Hop avant tout !!

Par quel biais es-tu venu à la sneaker (le sport, la curiosité du moment…) ?
Ca s’est fait plutôt naturellement, étant plus jeune dans mes débuts, j’ai commencé par le break à l’époque la paire à la mode c’était une paire de Stan Smith ou de Superstar de chez Adidas. j’allais souvent à Châtelet pour acheter des disques. A l’époque on pouvait sentir le hip hop dans les rues et c’est là que j’ai eu un coup de coeur sur pas mal de paires à l’époque c’était vers 1998, du coup j’ai pas mal flashé sur les paires qui étaient sorties à cette période, notamment la Jordan 13 que Busta Flex portait sur la pochette de son album, la première fois que j’ai vu cette paire je me suis dis  » c’est quoi ce truc ?? c’est quoi cette chaussure » on distinguait pas de logo dessus, c’était super discret.

Tu as une paire de Jordan III True blue à la main, pourquoi ce choix ? qu’ apprécies-tu dans ce modèle ?
J’ai choisi une paire de Jordan III True Blue tout simplement parce que c’est cette paire qui m’ai fait kiffer la Jordan III et c’est aussi la seule paire que j’ai négligé dans la série des III, j’ai une Black cement, une White cement et aussi une fire red, mais la true blue,  je me suis toujours dis  » Je la prendrais plus tard…. » J’aime beaucoup la Jordan III, la coupe, l’élephant print, c’est une paire qui se porte facilement.

Te souviens-tu de ta première paire?
Wow, là tu me poses une colle… j’ai eu énormément de paires, mais je les défonçais avant, j’étais pas du tout dans la collection ou même dans le délire de faire attention garder les boîtes etc…on va surtout mettre ça sur le compte de la jeunesse. Quand t’es plus jeune tu t’en fous, tu vis sur l’instant, tu danses avec, joues au foot avec, tu la défonces et t’en achète une autre quand elle est morte.. On va partir de la première paire dont j’ai pris un peu soin, ça devait être en 1998, c’était une paire de Nike Cortez blanche avec le swoosh bleu north carolina.

Qu’est-ce que la culture sneaker selon toi ?
Selon moi la culture sneaker, c’est pas forcément le fait de les collectionner, ça ne se résume pas non plus uniquement à Nike et aux Air Jordan… c’est un  » lifestyle  » avant tout, le fait de porter des baskets tous les jours et peu importe l’occasion. Connaitre l’histoire, le contexte lié aux époques etc… mais surtout aimer ça vraiment au dessus de la mode et des tendances…

Le Hip hop et basket-ball ont toujours été des univers très fusionnels en ce qui concerne la sneakers ? Comment expliques-tu la génese de ce phénomène ( cette transversalité) ?
Je pense que ça vient de plusieurs choses, notamment le contexte historique dans lequel s’est développé le hip hop. C’est avant tout une culture qui nous vient tout droit de New York dans le Bronx, ou dans les Projets il y a toujours un Playground à proximité c’est un peu l’équivalent des tables de ping pong dans nos quartiers en France (même si on est très peu de pongistes !!) .Je pense aussi à la scène cultissime dans le film  » Do The Right Thing  » de Spike Lee, où l’ont voit pour la première fois la Jordan IV.

Pourquoi un tel engouement autour de la Sneaker aujourd’hui selon toi ?
C’est devenu beaucoup plus simple maintenant, à une époque tu ne trouvais pas de sneakers partout, il fallait chercher. Après il y a aussi une Hype qui s’est crée autour du culte de la basket avec pas mal de documentaires et beaucoup d’articles. Et le fait de les collectionner, je pense que ça influence pas mal les gens aussi.

La musique comme les baskets sont à coup sur devenu deux industries économiquement très prospères, qui ont tendances à standardiser ou à uniformiser nos gouts, as-tu une opinion la dessus ?
Je pense que c’est comme çà déjà depuis pas mal de temps, de RUN DMC avec « My Adidas » au titre de Mike will  » J’s on my feet « . A chaque époque il y a toujours eu LE STYLE que tu vas retrouver sur 10 mecs dans la rue, ça change en fonction des époques. Il y a 10 ans tout le monde était en Air Force One White on White. Maintenant tout le monde porte des Jordan ou des Airmax 87… On va dire qu’il y a la masse et il y a ceux qui aiment vraiment la Basket et qui ne se contentent pas forcément de ce qu’on leur proposent. C’est aussi beaucoup lié à la localité, tu trouveras plus de Lebron et de Foamposite à New York, plus de New balance à Londres et à Tokyo…

Le mot de la fin…
Un Grand Merci à toi et à toute l’équipe de Sneakers Culture, et surtout pour tous nos amis amoureux de la basket  » ROCK DON’T STOCK »!! Peace

Crédit photos: Babylon

S.A

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Band of Brothers

Band of Brothers Part 85

Bonjour Julien, présente-toi en quelques mots
Bonjour, je m’appelle Julien plus connu sous le nom de DeeJayJul, je suis né dans l’Ain l’équivalent du Mordor à la française, mais j’ai grandi et réside à Annemasse en Haute Savoie depuis 34 ans, une petite ville collée à Genève. Je suis devenue DJ en 1997 après un bref passage par le micro. DJ officiel du SwissSneaks Event depuis deux éditions, je représente aussi la marque Advita Wear. Mes loisirs sont les concerts et soirées Hip Hop, je fais des mixtapes. Je ne fais partie d’aucunes teams d’adorateurs de sneakers sur le web, mes autres passions sont la pêche, la geekance, les barbecues et j’aime refaire le monde avec mes amis, rester de ma famille, et passer de super week end.

Par quel biais es-tu venu à la sneaker (le sport, la curiosité du moment…)
C’est par le sport mais pas seulement, depuis mon premier voyage aux Etats Unis fin 89, j’ai de suite compris que la culture américaine était faite pour moi. Mon cousin était déjà DJ HipHop, mon père fan de funk. Je regardais Rapline et les clips de Public Enemy, en disant « Je veux ces baskets montantes », tout était fait pour que je baigne dedans. J’ai vu les finales NBA en 91 sur Canal +, Jordan contre Magic, et là grosse claque. Arrêt sur image sur les VHS qui tournent en boucle. Je m’intéresse à tout ce qui touche la NBA, j’analyse chaques chaussures que portent les joueurs sur toutes les photos, cartes, posters etc… En 92 avec l’avènement de la Dream Team je m’inscris au club de basket de ma ville, et me fais des amis qui sont d’ailleurs toujours les mêmes plus de 20 ans après. Entrée au collège et match de basket à chaque récréations, tournois Adidas StreetBall, Converse 3×3, les amis de l’école se mélangent avec ceux du club, on parle sneakers, on rêve d’avoir telles ou telles paires. Aujourd’hui je leur montre les rétros, et les souvenirs reviennent, le basket c’est ce qui à un moment nous a tous rassemblés.

Tu portes aux pieds une paire de Air Jordan VI Carmine CDP’ As-tu une histoire particulière avec cette paire ? Pourquoi ce choix? Qu’apprécies-tu dans ce modèle ?
C’est une paire mythique pour moi, tout autant que la VI Infrared, MJ a réalisé beaucoup de ses meilleurs actions en 91 avec ces dernières, et les photos de la communication autour de ce CW était magnifique . La seul rétro qu’il ai eu après l’original était celle Count Down Pack VI/XVII que j’ai loupé à sa sortie, j’ai mis un moment à la retrouver à un prix raisonnable. Une fois de plus on peut parler de la dernière rétro sortie 2014 et de la comparaison qualitative indéniable avec la CDP et l’OG, de l’oubli de la peinture noire sur l’intérieure avant de la midsole et du icy sole, mais si je n’avais pas eu la CDP, je porterai la 2014 aujourd’hui à mes pieds. La Jordan VI pour moi c’est emblématique, indémodable, le CW Carmine est unique.

Te souviens-tu de ta première paire?
Ma première paire je ne m’en souviens pas vraiment mais c’était une Adidas blanche avec les bandes bleues et rouge je devait avoir 4 ans,  je l’ai vu sur une photo. La première paire que dont je me souvienne c’est une paire de Nike Novice Flight noire avec le Swoosh blanc, puis une air 180 orange et violette en 91 à défaut de ne pas pouvoir avoir une Jordan 6 car elle n’étais pas à ma taille. Ces premières paires c’est ma grand mère qui me les offrait, c’est elle qui m’a élevé, et c’est aussi elle qui m’a offert ma première Jordan été 92 pendant les JO de Barcelone où nous étions en vacances en Espagne… Je regardais les matchs avec les Jordan 7 à mes pieds! Mon père voyageait souvent aux USA, toutes les excuses était bonnes pour qu’il me ramène une paire, anniversaire, fête, Noël, bonnes notes, quitte à mentir sur ma taille pour avoir un modèle dispo, Air force Magnum, Air Raid 1, Ewing, je me souviens de chaque déballage de boites et même de l’odeur.

Es-tu un collectionneur ou un passionné ?
La passion amène forcement à la collection, je me définie plus comme un passionné, mon but étant d’acquérir les paires que je n’ai put avoir à l’époque et principalement celle que MJ et les joueurs des 90’s ont portées, les déviances de coloris sont des coup de coeur. La qualité n’est plus la même, nous le savons tous, mais je ne suis pas dans la brigade du shape ou des fachos de la sneakers, ça ressort je prend si ça me plait, les débats à rallonge sur les réseaux sociaux ne servent a rien, j’ai perdu assez de temps avec des finalités peu évolutives et des discours qui tournent en boucle, l’important c’est de se faire plaisir, acheter une paire la porter. C’est surtout une question financière aussi, le display se fait naturellement pour moi. Je ne me vois pas prendre une paire de 91 à 400 euros et la laisser dans la boite ou même sur une étagère. D’un autre coté acheter pour ne pas porter, c’est compréhensible, je le fais avec des figurines Saint Seiya ou DBZ je les mets dans une vitrine je ne joue pas avec. Tout est question de moyens aussi, si tu le fait c’est que tu le peux. Une collection ça part déjà d’une passion, tu peux être passionné en ayant 5 paires la suite viens au fil du temps.

Qu’est-ce que la culture sneaker selon toi ?
Je fais très attention avec ce mot, « culture sneaker ». Oui il y en a une pour les passionnés que nous ne sommes pas tous comme je l’ai dit avant, mais comme dans toutes cultures il y a forcement un problème d’accessibilité, et cette dernière c’est l’argent. Tu en as, tu as des sneakers c’est simple, contrairement à la culture générale par exemple où en allant à la bibliothèque tout les jours et n’avoir aucun livres à la maison tu acquiert des connaissances et un savoir. Je ne dis pas que tu ne peux pas être au courant ou être à fond dedans si tu n’en possèdes pas des masses, il y a internet et des sites comme le tiens qui amène ce coté plus historique et plus profond qu’un simple achat dans un shop. Mais un type qui gagne au loto et achète 80 000 euros de sneakers n’aura aucune culture même si il a des paires ultra rares….. Je parlerai donc plus de connaissances. Pour moi c’est principalement savoir d’où vient le modèle, et qui à fait quoi avec ces chaussures de sport, parce que la base ce n’est pas le running pour moi, la base c’est simplement le sport sous toute ses formes, dans son ensemble, et c’est vaste donc je me cantonne au basket ball, car c’est ce qui a marquée ma génération. Je ne peux pas te donner le nom d’un marathonien mais je peux te dire que Jordan portait des Huarache Black purple en 92 le jour de la remise du titre NBA des Bulls. S’intéresser à une Pump, une Air Tech Challenge c’est savoir ce qu’en a fait l’athlète, ses performances, et c’est ça qu’y en fait un classique depuis 30 ans, et qu’on peut appeler culture.

Le Hip Hop et basket-ball ont toujours été des univers très fusionnels en ce qui concerne la sneakers ? Comment expliques-tu la génèse de ce phénomène ( cette transversalité) ?
La réussite, la compétition, se démarquer, la performance, la rue, sont les éléments qu’on retrouve dans le basket ball et le HipHop. La culture afro Américaine à toujours été portée par des vagues musicales, soul, Funk, Rap, cette dernière depuis l’avènement du basket moderne est la plus présente dans les tournois, les vidéos, et les événements comme le Hall Star Game. On avait des marching Bands pendant la mi temps dans les 90’s, on a évolué vers des medleys de super stars, je vois mal un groupe de métal y faire un show et on ne m’a jamais demandé de passer de la house pendants un 3×3. Il faut peu d’infrastructure pour jouer au basket, tu peux t’entrainer seul au shoot au dribble etc… comme dans les discipline du HipHop, il est rassembleur, politique, et établie dans la culture américaine. Le rebond du ballon, c’est comme le tempo, c’est un rythme qui frappe, parfois lent ou rapide. Rajoutons à tout ça le merchandising incroyable des clubs, les logos et les couleurs qui ont influencé sur le street wear. Afficher ses couleurs, des signes d’appartenances et de distinctions, avec une paire de Air Force One, Jordan, Pump, Ewing, Puma, Converse, portés par des leaders de la NBA, pour les Rappeurs, c’est aussi un symbole de réussite, comme un bling ou une belle veste.

Pourquoi un tel engouement autour de la Sneaker aujourd’hui ? Comment vois-tu le marché actuel de la sneaker ?
Pour moi deux choses sont des facteurs évidents, la Hype forcement, et on peut en débattre des heures, mais ce n’est pas pour moi l’élément le plus intéressant car il n’est pas spécifique à la sneaker mais à la consommation dans son ensemble. Je pense que c’est surtout le pouvoir d’achats des personnes qui ont grandi dans les années 80 90, qui ont maintenant un job et des revenues. De deux ou trois paires par ans pour les plus chanceux à l’époque, aujourd’hui certain sont même prêts à faire des crédit à la consommations ou se servir de leurs aides sociales pour en acheter cinq par mois. Chacun est le mouton et le berger d’autrui et forcement ça créé des tendances, surtout chez les plus jeunes. Le souvenirs est un facteur économique important pour les marques, chaque rééditions de modèles classiques est quasi un succès. Ce marché pour moi ne s’estompera jamais, c’est une boucle, dans 15 ans Nike ressortira encore des VI infra et très certainement des Kiri, KD et Lebron, les débats seront les même au sujet de la couleur, le feu est sans cesse ravivé.

Es-tu plus sélectif qu’avant ou achètes-tu sur des coups de tête ou des coups de coeur ? Te considères-tu comme un sneaker addict ? Ce terme est à la mode, qu’en penses-tu ?
Les OG c’est bien mais Il faut savoir vivre avec son temps, les mélanges de matières et les nouvelles technologie apportent un confort et une légèreté incomparables, je me vois plus faire un match avec des Lebron XI qu’avec mes Nike Command Force White Men Can’t Jump ou des Jordan V. J’aime beaucoup les dernières releases et déclinaisons des Air Max 90, 95, la 2015 est magnifique, dans la gamme Lebron aussi, on a eu des choses dingues visuellement comme les Sprites, les Cork, South beach, Denim. Les nouveaux modèles et coloris sont très intéressants, mais parfois bien moches aussi, après c’est le principe des gouts et des couleurs qu’on utilise à outrance pour clore des débats sans fin. Mais à un moment donné c’est indéniables, pour moi par exemple, ce que fait Jeremy Scott c’est vraiment dégueulasse. Les collaborations autour de la hype ne m’intéresse pas vraiment, la Yeezy 1 et 2 elles sont cool, elles ont du charme ok, mais concrètement Kanye West je m’en fou, c’est comme les L.A. Gears de Michael Jackson à l’époque, ou des shoes de chez Z avec l’effigie de Lorie, ça ne représente rien pour moi en terme de sneakers, c’est du happy meal, ça pourrait être n’importe qui d’autre d’ailleurs en généralisant, mais pas tout le temps cela dit c’est sur, car les AF1 signature de DJ Premier, Booba par exemple, sont d’une sobriété et qualité surprenantes mais comme on le disait avant, HipHop et AF1 sont liés d’une histoire. Ensuite les stylistes, ou designers comme Ronnie Fieg, (je ne sais même qui c’est d’ailleurs) leurs visions, la mode de plumeau, ce qui touche à ce milieu, je préfère rester loin de tout ça, et c’est pour ces raisons que je ne suis pas vraiment un sneakers addict car je m’intéresse pas a toute cette tangente, n’étant pas réellement attiré ou impliqués par une mode qu’une personne détermine. La mode ça se démode.

Le mot de la fin ?
Tout d’abord un grand merci à toi pour cette invitation dont je suis assez fier, remerciement à Cedric Sintes pour les photos qui illustrent cet article. Un big up aux personne d’un peu partout avec qui j’ai sympathisé par le biais de cette passion, on rencontre un paquet de cons mais on se fait aussi des amis. Ne vous prenez pas la tête, ce ne sont que des chaussures de sport, d’autres font des maquettes ou collectionnent des pin’s, un bien matériels ne remplacera jamais le vécu, porter les, faites vous plaisir, rappelez vous bien que vous n’êtes jamais le seul à les avoir et quand bien même ce ne sera jamais un aboutissement ou une marque de respect éternelle.

Crédit photos: Cédric Sintes

S.A

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Band of Brothers

Band of Brothers Part 81

Dans la rubrique Band of Brothers nous donnons la parole à des amateurs de sneakers, pour cette quatre vingt unième interview express, Julien à des choses à vous dire…

Bonjour Julien, présente-toi en quelques mots ?
bonjours je m’appelle julien, j’ai 35 ans, je suis né dans à Toulouse, j’ai une formation de vendeur de prêt à porter notamment, formation que j’ai mis en pratique de 17 ans à 30 ans dans divers enseignes de chaussures de sport ou dans le textile (Footlocker/Courir/Rice and Beans) et bien d’autres. Sinon j’ai pratiqué le graffiti pendant plus de 10 ans plus ou moins sérieusement en fonction des périodes de ma vie, c’est une passion qui prend beaucoup de temps et de sacrifice il a été donc difficile de la faire perdurer sur le long terme. j’ai toujours été passionné par la culture Hip Hop en général mais surtout par le graffiti. Fan de sport dans ma jeunesse, j’ai eu très rapidement une relation avec la basket qui était d’abord technique je cherchais la paire parfaite pour jouer et la plus solide possible. Ma consommation de chaussures à l’époque était importante car je jouais beaucoup la semaine. j’ai le souvenir d’avoir éclaté une paire de Adidas Street Ball low black orange en un mois, la semelle était lisse comme une table….(pour la petit histoire). Il y a environ 8 ans j’ai commencé le custom juste pour me faire des paires personnelles car je cherchais toujours à avoir la paire que personne n’avait dans son placard et c’est encore le cas aujourd’hui. Avec les années de pratique j’ai commencé à avoir un certain savoir faire. Aujourd’hui j’essaye de vivre de mes passions la sneaker via le custom et le graffiti.

Par quel biais es-tu venu à la sneaker (le sport, la curiosité du moment…)
J’ai été contaminé par la basket au contact du basket-ball que j’ai pratiqué durant mon adolescence en club et en playground dans les années 90, l’âge d’or de la sneaker selon moi. Le Hip Hop également a eu un impact sur ma passion car dans la culture Hip Hop, la sneaker a une place très importante. j’ai donc grandi avec le développement des technologies chez les marques de chaussure de sport. Pendant très longtemps je n’avais pas les moyens de me payer des sneakers une fois les factures payées, il ne me restait pas beaucoup pour finir le mois. A l’age de 25ans j’ai commencé à gagner un peu mieux ma vie et l’arrivée du forum sneakers.fr en 2005 m’a fait prendre conscience qu’il y avait encore un fort engouement autour de la sneaker, je donc repris mes crayons et mon cartable et j’ai essayé de rattraper les années ou je ne m’intéressais plus à la sneaker. Et le choc fut important… Je suis vraiment retombé dedans et depuis 10 ans je cherche sans relâche la sneaker qui me fera rêver.

Tu portes aux pieds une paire de Air Max 90 Infrared. As-tu une histoire particulière avec cette paire ? Pourquoi ce choix? Qu’apprécies-tu dans ce modèle ?
Cette paire à une histoire particulière pour moi. Comme beaucoup, mes parents refusaient par principe ou manque de moyens de me payer des baskets. Surtout que cela représentait une certaine une somme. j’étais en cm2 cour élémentaire, mais j’avais un peu d’économies malgré tout j’ai du batailler avec mon père pour avoir juste le droit de dépenser cet argent pour une basket. Ce fut long mais j’y suis arrivé,  j’ai donc acheté ma première paire de basket avec mes économies… A cette époque ma passion principale était le sport et cela ne demandait que des amis et un terrain pour jouer.

Te souviens-tu de ta première paire?
Ma première paire fut une Nike air max 90 infrared

Es-tu un collectionneur ou un passionné ?
même si je n’aime pas trop le terme « collectionneur » par la force des choses et avec les années qui passent je dirais que je suis les deux et surtout un vrai passionné à la base.

Toi qui évolue au quotidien dans le domaine du custom produit, selon toi pourquoi le custom est-il si répandu au point que certaines marques récupèrent cette tendance issue de la rue ?
il y a 6 ans j’ai essayé de vivre du custom pendant environ 2 ans j’ai fait des expositions sur Toulouse mais à cette époque l’engouement n’était pas du tout présent autour du custom. Je suis donc retourné travaillé comme tout le monde surtout que à cette époque ma fille est née un gros besoin de stabilité s’imposait. Il y a deux ans j’ai perdu mon travail j’avais donc du temps est j’ai fait un custom pour mon simple plaisir la Asics Gel lyte 3 custom PARRA Burgundy. L’engouement autour de ce custom à été incroyable le lendemain j’avais plus de 120 messages privés sur FB et autres e-mail. Pendant plus de 3 mois j’avais en moyenne entre 30 et 60 messages par jour, c’était juste dingue… Alors que ma démarche était personnelle. Presque un an après je fais encore des commandes sur ce custom Parra. j’ai du faire environ une centaine de paires depuis la première faite à la base uniquement pour moi.Grâce à ça j’ai pu relancer mon activé de personnalisation de chaussures toutes marques. Aujourd’hui je pense que si le custom explose c’est simplement le fait que beaucoup de paires de type « collaboration » (Atmos / Patta ….) et bien d’autres sont inaccessibles à cause des prix pratiqués aujourd’hui. Le custom est un moyen d’avoir un coloris que tu aimes aux pieds sans forcément se couper un bras pour l’avoir. j’ai pu le constater sur le custom Asics Parra Burgundy fait en début d’année 2013 car j’ai reçu une centaine de commandes durant l’année.

Pourquoi un tel engouement autour de la Sneaker aujourd’hui ? Comment vois-tu le marché actuel de la sneaker ?
les marques font tout pour toucher le plus grand public possible, toutes les cultures et sport parlent de la sneaker il arrive souvent que les deux fusionnent sur des projets particuliers (artiste/produit spéciaux pour certain sportif). Le marché ne s’est jamais aussi bien porté mais je pense que à vouloir faire trop on finit par donner une impression que ce milieu commence à s’éssouffler. Mais il restera toujours une poignet de vrai passionné pour moi ce n’est pas une mode mais une culture une culture ne disparait jamais….et les marques l’ont compris.

Que penses- tu de l’avènement des sneakers estampillées luxe sur le marché de la basket ?
comme je l’ai dit, toutes les cultures essayent de se mélanger au monde de la sneaker, il est donc logique que les grandes marques se lancent aussi dans la sneaker, mais je pense qu’aujourd’hui il y a plusieurs marchés potentiels; le sport, la street culture, la mode. Et chacun de ces marchés potentiels visent une clientèle différente, il est donc logique que des marques autres que sportives se mettent à produire des produits « plus luxueux » avec des matières plus >raffinées que sur une paire faite pour le sport.

Le mot de la fin ?
merci à toi pour ton intérêt que ce milieu devienne plus tolèrent et que chacun vive sa passion comme il le souhaite… AMOUR FORCE et RESPECT pour mes amis ma famille mes parents sans eux je ne suis rien, mais aussi à mes ennemis ils m’aident tous à avancer.

S.A

 

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Band of Brothers

Band of Brothers Part 83

Dans la rubrique Band of Brothers nous donnons la parole à des amateurs de sneakers, pour cette quatre vingtième troisième interview express, Nelson a des choses à vous dire…

Bonjour Nelson, présente-toi en quelques mots
Nelson, 26ans, originaire du Hainaut en Belgique mais j’habite la province de Liège. J’aime le Basket-ball, les voyages, et évidement les sneakers. J’ai commencé à stocker mes sneakers depuis 6 ans environ . Avant je rockais jusque la mort de la paire et renouvelais les 4 à 5 paires continuellement .

Par quel biais es-tu venu à la sneaker (le sport, la curiosité du moment…)
Je suis venu à la sneaker par mon intérêt depuis très petit (3ans) pour le basket . Mon père me voyait footballeur mais moi déjà à cet âge je savais que pour moi c’était le basket car un joueur du nom de Jordan me faisait rêver . Et évidement dans ce milieu la sneaker s’impose facilement .

Tu portes aux pieds une paire de Jordan V infra 99′. As-tu une histoire particulière avec cette paire ? Pourquoi ce choix? Qu’apprécies-tu dans ce modèle ?
C’est une paire que j’ai cherché pendant un petit moment puisque j’en voulais une qui serait portable sans que la sole explose au premier pas, ce qui complique les recherches sur ce genre de paires. J’ai eu la chance de tomber sur celle ci qui avait été rockée avec soin, ce qui explique son état plus que correct et surtout sans crack. J’apprécie la qualité des matériaux utilisés, la finition et le confort de la paire .

Te souviens-tu de ta première paire?
Si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, je pense que c’est une Converse All Star Chuck Taylor 92′ pour le basketball. Et comme paire de tout les jours, je pense comme beaucoup de gamin de l’époque, les LA Gear avec lumières dans la sole.

Es-tu un collectionneur ou un passionné ?
Je pense les deux… Etant passionné des sneakers tu te « documentes » sur les paires qui ont de l’intérêt pour toi, tu veux t’en acheter toujours plus et tu commences à chercher « LE » modèle qui a de la valeur à tes yeux et à ce moment, tu passes du côté collectionneur si on peut dire. La passion fait que tu accumules les boîtes et de là si tu en as la possibilité tu mets une chambre de ta maison à disposition de tes sneakers, les mettre en valeur et de nouveau tu bascules, je pense du côté collectionneu. Tu te lèves en pensant à voir ce que tes potes ont bien pu cop, regarder sans arrêt les prochaines release …. et là, tu te ;rends compte que tu as un problème lol .

Qu’as tu fais de plus fou pour avoir une paire ?
De plus fou !!!!! Rien en particulier je pense, hormis comme beaucoup camper durant de longues heures pour une paire .

Pourquoi un tel engouement autour de la Sneaker aujourd’hui ? Comment vois-tu le marché actuel de la sneaker ?
Je pense qu’un tel engouement est dû à toute la technologie à disposition aujourd’hui ( internet principalement ) qui permet très facilement de se renseigner sur ce qui va sortir et aussi aux marques de pouvoir se faire une pub à grande échelle et gratuitement de surcroît . Et puis, cette obsession pour les plus jeunes de faire comme leurs stars favorites et de copier leur style et donc d’avoir la même sneaker. Par rapport au marché actuel, je vois ça comme une inondation du marché qui n’est pas spécialement d’un bon niveau qualitatif .

Et si on parlait de resell… Penses-tu qu’il permet quelquefois de mettre la main sur des paires impossibles à avoir chez les distributeurs ou en boutiques ? ou le consideres- tu comme néfaste ?
Le resell il est nécessaire oui et non. L’époque fait que les gens ne se rendent plus beaucoup service d’où la nécessité du resell . Il y a 25-30 ans, avait-on besoin du resell pour mettre la main sur une paire venue d’Outre-Atlantique. Je ne peux pas répondre, je n’étais pas présent mais j’ai le sentiment qu’on se rendait des services.

Es-tu plus sélectif qu’avant ou achètes-tu sur des coups de tête ou des coups de coeur ? Te considères-tu comme un sneaker addict ? Ce terme est à la mode, qu’en penses-tu ?
Je crois que j’ai toujours été sélectif. Sélectif niveau du ressenti personnel vis à vis de la paire. J’aime acheter une paire où je sais que je prendrai plaisirà la porter et pour certaines que j’apprécierai regarder dans la vitrine pour les paires anciennes ou les modèles exceptionnels.

Le mot de la fin ?
N’oublions pas que la sneaker est une passion que nous partageons, et à la vue de certaines petites guerres qui ont eu lieu les derniers temps, cette « SNEAKER » devrait au contraire nous rassembler et nous faire passer de bon moment autour d’elle.

S.A

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L’incroyable sole swap de La ATC2 d’Agassi par ILLCLAWS

Jérémie (ILLCLAWS) nous a accordé un entretien suite à sa réalisation du modèle swappé d’une Nike Air Tech Challenge II sur une semelle de Nike Air Trainer 1, modèle hommage à celui porté par Andre Agassi lors du tournoi de Roland Garros en 1990.

Tu as récemment réalisé un sole swap sur une Nike ATC2 montée sur une sole de Nike Trainer 1? Peux-tu nous en dire plus sur ce projet ?

Les Air Tech Challenge 2 sont une de mes paires préférées. Au niveau de leur design, elles correspondent bien au style des modèles de nike de ma période de prédilection, fin 80 début 90. Elles ont des similitudes avec des Jordan 3, des air Stab notamment.

Je cherchais à faire un swap hybrid en me basant sur le upper de ce modèle. Après avoir démonté une de mes vieilles paires, j’ai pensé dans un premier temps les swapper avec une midsole de jordan 3 ou 4 mais le résultat aurait fait un peu étrange…

Du coup j’ai commencé à faire quelques recherches en fouillant dans mon inventaire et je suis tombé sur mes paires de Nike Air Trainer 1 et 3. Je me suis rappelé qu’à l’époque les Trainer 1 étaient portées par John McEnroe avant que les modèles suivants de Trainer ne soient les paires signatures de Bo Jackson.

En cherchant des photos sur le net, j’ai trouvé des images d’André Agassi au tournoi de Roland Garros en 1990, avec la panoplie complète hot lava et j’ai remarqué qu’il portait bien des Air Tech Challenge 2 mais qu’elles avaient une semelle d’Air Trainer 1. J’ai donc décidé de faire un paire « hommage » car ce modèle n’a jamais été commercialisé.

La première étape a été de trouver les 2 paires sur le marché de l’occasion ce qui a été assez facile car ces 2 modèles sont extrêmement sous côtés, même si par exemple la semelle des Air Tech Challenge 2 a été utilisée comme base pour les Nike Air Yeezy 2. Je suis donc parti sur une paire de Nike Air Tech Challenge 2 « Hot Lava » de 2014 et une paire de Nike Air Trainer 1 Low « Safari Chlorophyl » de 2015, en faisant attention au sizing.

L’étape suivante a été de décoller les upper des soles. Sur la paire de Trainer, pas de problèmes, même pas 10 min (défaisage des coutures inclus). Par contre, les Air Tech ce ne fut pas la même histoire. Les paires qui n’ont pas de coutures sont toujours plus difficiles à décoller surtout quand l’outsole remonte sur la toe box.

Ensuite, il a fallu enlever les résidus de colle pour que la nouvelle couche de colle prenne bien. Cette longue et nécessaire étape effectuée, j’ai pu procéder au collage des upper de Air Tech au sole de Air trainer. Les 2 paires s’emboîtaient parfaitement.

Après avoir fait les coutures de l’outsole à la toe box, je pouvais passer aux finitions esthétiques. J’ai finalisé la paire en repeignant le liseré noir de la semelle de l’Air Trainer en gris clair comme sur le modèle original d’Air Tech Challenge. Le rendu définitif est très proche du modèle que portait Agassi à Roland Garros.

Tu as déjà utilisé le sole swap à de nombreuses reprises, cependant explique nous pourquoi tu as voulu refaire à l’identique la paire que le tennisman André Agassi avait swapée en 1990 lors du tournoi de Rolland Garros ? Est-ce pour te souvenir de ce moment précis ou pour affirmer que le sole swap était une pratique répandue dans certains sports ?

Pour répondre à ta question, je dirai un peu des 2.

Agassi en 1990 c’est l’apogée du tennis, un des sports numéro 1 au niveau mondial. Il a bousculé les standards de l’époque, le milieu du tennis étant assez classique voire conservateur avec essentiellement des tenues blanches. Il est apparu comme un bad boy, avec un style de surfeur californien un peu destroy, portant un mulet, « business in the front, party in the back » … En lançant sa ligne, Nike a en quelque sorte appliqué le même schéma qu’avec Jordan, utiliser des coloris « interdits » à grand coup de marketing. Pour moi Agassi est un peu le « Jordan du tennis », il est arrivé et a changé la donne et les mentalités dans son sport. Recréer ce modèle est un hommage à un tennisman de légende et au grand tournoi de Paris, chauvinisme oblige!

Utiliser le soleswap pour recréer des modèles rares ou uniques, voire des prototypes, est quelque chose de motivant. Cela permet d’avoir un modèle différent mais surtout de comprendre pourquoi ce choix a été voulu. Dans ce cas précis, bien que la sole d’une Air Tech Challenge 2 soit très confortable avec un très bon amorti, celle d’une Air Trainer 1 est plus légère et amortit encore mieux. C’est probablement dû à la forme de la bulle en question, car sur une Air Trainer elle est en nid d’abeille comme c’est remarquable sur la photo alors que celle d’une Air tech est différente car elle est visible. D’ailleurs le fait qu’elle soit apparente doit créer un manque de stabilité dans les mouvements latéraux comme ceux effectués dans le tennis en général.

Le soleswap pour créer des paires hybrides est une technique que Nike utilise depuis des années. Beaucoup diraient que les premières paires hybrides sont apparues vers 2005 avec différents modèles de Jordan, Dub Zero et compagnie, mais personnellement je dirais que cela date de bien avant. Rien qu’en 89, Nike avait utilisé les mêmes midsoles pour les Air Jordan 3 (88) et les Air Assault.

Déjà à cette époque, Nike a posé les bases d’une tendance qu’ils utilisent à foison aujourd’hui comme on peut le voir avec les Sean Wotherspoon et tous les autres modèles d’air max ou de Jordan hybrides disponibles dans leur catalogue. C’est tout bénéfice pour eux car les coûts de design et de production sont beaucoup moins importants … faire du neuf avec du vieux, le recyclage selon Nike.

Tu as déjà utilisé le sole swap à de nombreuses reprises, cependant explique nous pourquoi tu as voulu refaire à l’identique la paire que le tennisman André Agassi avait swapée en 1990 lors du tournoi de Rolland Garros ? Est-ce pour te souvenir de ce moment précis ou pour affirmer que le sole swap était une pratique répandue dans certains sports ?

J’ai fait un peu de tennis pendant ma jeunesse avant de passer au basket. Il faut le dire, le basket à l’époque n’était pas aussi médiatisé qu’aujourd’hui. Dans les années 90, le tennis était incontournable. La majeure partie des stars avaient leurs modèles  »signature », et ce quelles que soient les marques, les Adidas Torsion de Stefan Edberg, les Reebok Pump Court Victory de Michael Chang, etc….

Les marques ont innové et pas seulement dans l’univers du footwear, comme par exemple Nike qui a recyclé le cuissard, jusqu’alors réservé au cyclisme, en l’incorporant à un short en jean pour la ligne Agassi.

Au niveau du lifestyle c’est indéniable que le tennis a apporté beaucoup. Une des marques les plus présentes sur ce milieu est Adidas. Des nombreux anciens modèles  »signature » de cette marque sont aujourd’hui des classiques, surtout en France comme le montre l’engouement pour les Stan Smith. Quasiment tout le monde a ou a eu une paire de Stan Smith dans sa rotation.

Après d’autres marques ont réussi à émerger et même dépasser le cadre de leur spécialisation « tennis », comme par exemple la marque italienne FILA qui finira même par faire des modèles de sneakers pour le basketteur Grant Hill.

Il ne faut pas oublier aussi que le tennis a démocratisé le port du polo, l’alternative classe au tshirt, la mode du casual chic  »so british ».
Des marques « haut de gamme » ont alors tiré leur épingle du jeu comme Lacoste ou Ralph Lauren, ce qui leur a permis de s’inviter sur le marché du streetwear alors qu’avant elles étaient plutôt cantonnées à une clientèle aisée.

Aujourd’hui sans le boom du tennis dans les années 90, je ne pense pas qu’elles seraient aussi présentes dans la mode lifestyle. Le tennis a en quelque sorte rapproché deux univers opposés, la bourgeoisie et la rue. Grâce à ce rapprochement, de nombreuses collaborations entre des marques de sport et des marques de luxe ont pu voir le jour comme la collection Louis Vuitton Supreme, Prada et Adidas, et la dernière en date qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment Jordan et Dior.

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Band of Brothers

Band of Brothers Part 39

Dans la rubrique Band of Brothers nous donnons la parole à des amateurs de sneakers, pour cette trente neuvième interview express, Eva a des choses à vous dire…

Bonjour Eve, présente toi en quelques mots ?
Je m’apelle Eve, certains potes m’apellent Red. J’ai 28 ans, j’habite dans le 92, je travaille à La Défense et j’aime les baskets et je chausse du 6us (38,5) qui est LA taille parfaite, j’ai la possibilité de me chausser chez les hommes, comme chez les femmes et les enfants ce qui n’est pas un luxe tout de même…

Quel a été le facteur déclenchant de ta passion pour la kicks ?
Si j’essaie de revenir à mes premiers souvenirs, je crois que j’ai toujours eu des baskets aux pieds… J’ai un grand frère de 5 ans mon ainé et je pense que ça n’a pas aidé ma mère à me faire porter autre chose, la pauvre! Du coup je dirais que mon frère est le déclencheur de cette addiction chez moi, il a fait du basket toute son adolescence et du coup je me rappelle encore regarder les dernières pages des magazines de baskets en entourant les paires que j’aurais voulu à l’époque…

Te souviens-tu de ta première paire?
Ma première paire (de marque j’entend), c’était une Nike, je ne connais pas le modèle mais je me souviens qu’elle était verte blanche et noire, j’avais 6 ou 7 ans et j’avais réussi à convaincre ma mère de me l’acheter… Je me souviens encore la mettre à mes pieds et les montrer fièrement à mon frère et le voir me sourire genre « et ben voilà toi aussi t’as des Nike! » C’était les vacances d’été et c’était la paire de la rentrée… j’ai du la « fumer » en 3 ou 4 mois grand max, mais c’était ma première NIKE!

Trouves-tu l’offre suffisante en matière de sneaker pour femmes, les marques font-elles assez d’effort pour séduire la gente féminine ?
en tant que boulimique de sneakers, je te dirais qu’y en a jamais suffisamment! Mais pour être honnête, ils commencent depuis quelques années à s’intéresser de plus en plus à la femme, ils ont bien compris que le shopping c’était notre sport premier! Le problème des marques c’est les ratés… Quand  je vois la Nike Lunar Force 1 sky Hi, je reste sceptique. L’autre problème des marques c’est les colorways, soit c’est pastel, soit c’est carnaval. Franchement un cw classique avec des couleurs basiques, franches et sympa, c’est pas compliqué. En fait je comprend leur délire « girly », mais là c’est juste une abomination oculaire, pour exemple les Jordan IV et V rétro rose… je ne comprend pas le pourquoi du comment…. Donc je pense qu’il y a beaucoup de progrès à faire, également au niveau du sizing de certaines collab’ qui ne se font pas en dessous du 6us, mais je crois qu’ils commencent à avoir de l’idée. Parfois on veut juste les même paires que les mecs mais en petit pieds, et là je parle pour mes copines.

Pourquoi as-tu choisi de porter cette paire de Jordan XIII Playoffs ? As-tu une histoire particulière avec le modèle ?
J’ai pris la Jordan 13 Playoffs, parce que c’est mon modèle préféré de Jordan. je possède environ 10 paires de Jordan 13 toutes avec un colorway différent. (la playoff, la bred, la « he got a game », la flint, la rétro grape, la grey pink, la altitude, la team red, la varsity red et la white grey pink) il m’en manque quelques unes et d’autres que je n’aurais jamais comme la Ray Allen ou la Bin 23… Pour revenir à la paire que je porte, j’apprécie tout d’abord le shape de malade, elle s’appelle aussi la « black cat » qui veut dire pantère et c’est tout à fait ça, avec l’hologramme qui rappelle l’oeil perçant du félin, la semelle qui fait référence à sa patte…. pffff j’aime tellement cette paire après c’est l’alchimie qui fait son boulot et pour moi c’est LE modèle Jordan qui trouve grâce à mes yeux le plus. Je l’ai acheté à au court de mon premier voyage à Miami je cherchais une 13 mais la white grey pink (que j’ai trouvé) et par hasard je suis tombée sur la playoff et j’ai pas pu résister, encore moins quand j’ai su qu’il ne restait que ma taille (un signe d’une toute puissance!). J’ai également ramené une Cortez Aloha rouge, parce que les Cortez quand je devais avoir 12 ou 13 ans c’était la mode du moment et je me l’étais acheté une paire pour Noel avec l’album de Lauryn Hill Miseducation en 1998. C’est vraiment une paire que j’avais adoré et je me rappelle que le seul inconvénient c’est que la semelle s’use très vite!

Qu’est ce que une sneaker pour toi ? Un objet utilitaire, du design populaire ou un accessoire de mode qui te confère un style ? Quand tu rencontres quelqu’un, qu’est ce que tu fais en premier?
Bah moi je regarde ses pieds! Une sneaker pour moi c’est ta personnalité, c’est ton style, ça te définit pas parce que ce serait mentir mais presque. J’ai la chance de pouvoir venir au boulot en basket et je remercie mon employeur de bien vouloir me permettre de vivre mon kiff au quotidien. J’attache beaucoup d’importance au coloris, plus qu’au modèle lui même et essentiellement du rouge en Jordan, Free, Air Max,  Adidas et même Supra. A partir du moment ou je vais me dire j’ai besoin de matcher par exemple ce tee shirt ou ce pull je cherche un colorway qui me plait. J’ai rarement regretté un achat, peut être la Jordan 12 que j’adore mais qui ne va pas avec mon style vestimentaire, le principe du pin roll c’est pas pour moi Depuis 2 ou 3 ans la basket s’est de plus en plus démocratisé et est devenu un élément hype pour certains, ça nous sert et nous dessert en tant que « passionné » parce que ça nous permet de nous procurer de nombreuses paires mais pas toujours d’avoir le budget pour.

Le mot de la fin ?
Merci pour ce moment passé ensemble, les baskets m’ont fait rencontré des gens cools, comme mes copines avec lesquelles on partage un kiff commun même si on ne partage  pas les mêmes gouts en matière de baskets. Et puis faut rocker les baskets comme la vie Peace.

Crédit photos: Babylon

S.A

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Band of Brothers

Band of Brothers Part 66

Dans la rubrique Band of Brothers nous donnons la parole à des amateurs de sneakers, pour cette soixante sixième interview express, Franck a des choses à vous dire…

Bonjour Francky, présente-toi en quelques mots ?
Hello à tous, Franck ou Francky.Bee pour ceux qui me connaissent que via le net; j’ai 31ans, parisien et fier de l’être. Je suis également Country manager pour le SNEAKERNESS en France et entrepreneur en tout genre.

Par quel biais es-tu venu à la sneaker (le sport, la curiosité du moment…)
Depuis mon plus jeune age mon papa voyageait beaucoup vers les US , contrairement à beaucoup de kids je ne demandais pas de jouets ou autre mais seulement une paire de kicks provenant de chaque pays ou ville ou il se rendait.
Par la suite ma passion s’est accentuée lorsque j’ai eu la chance de voir la DREAM TEAM jouer lors de la finale des JO de Barcelone. A cette époque je vouais une pure admiration à Magic Johnson, Michael Jordan et Larry Bird. Pour la suite, j’ai toujours vécu à fond mes kiffs et la sneakers à ce jour en fait toujours partie !

Tu sembles brandir comme un trophée une NB 1500 CROOKED TONGUES x BLACKBEARD…. As-tu une histoire particulière avec cette paire ? Pourquoi ce choix? Qu’apprécies-tu dans ce modèle ?
Pas vraiment une histoire particulière. Cette paire datant de 2006 et limitée à 99 paires dans le monde est juste pour moi la  » perfection  » en terme de combo couleur. J’adore les sneakers noires, le suéde est  » buttery » et cette touche d’infrared néon qui vient pimenter le tout. J’ai la chance d ‘en avoir récupéré deux à l’ époque ou le mot édition limitée signifiait encore quelque chose.

Te souviens-tu de ta première paire?
Et comment !!!Une jordan 7 Raptors achetée chez INTERSPORT LA HUTTE un dimanche après midi, veille de mon 10éme anniversaire. Je crois que j’ai dormi avec la reupai au pied de mon lit pendant quelques jours, sans oser la porter. Aujourd’hui je l’ai encore mais sur des roues de rollers ahahah…

Es-tu un collectionneur ou un passionné ?
A vrai dire j’ai toujours eu la passion extrémiste des choses qui me plaisent au point de les ACCUMULER. Je pense qu’à ce stade il n’ y plus vraiment de terme approprié. J’aime vraiment les sneakers et la culture qui s’y rapporte mais avec l’age je me tourne vers d’autres collections telle que l’art contemporain ou les montres. Il est certain que je serais toujours attentif à ce que je porte aux pieds même si mon rythme de consommation n’est plus le même.

Qu’as tu fais de plus fou pour avoir une paire ?
Du stop jusqu’ à ROISSY CDG depuis Paris centre ( 4h30 du mat’, pas encore de métro ) pour chopper un vol à destination de Berlin en plein mois de décembre. Puis campout en mode solo sous la neige. Mais au final j’en garde un souvenir impérissable et cela m’a surtout permis de rencontrer une personne que j’ apprécie énormement et qui est importante dans ce game HIKMET ( fondateur de SOLEBOX BERLIN )

Pourquoi un tel engouement autour de la Sneaker aujourd’hui ? Comment vois-tu le marché actuel de la sneaker ?
L’ effet de mode, la globalisation d’ un produit tendance, le sentiment d’ appartenance à une  » communauté « …
Je pense que le marché de la sneakers en terme économique ne s’est jamais aussi bien porté que ces 2-3 dernières années. Au dela de ça je déplore ( comme beaucoup d’autres je le pense ) que pour certains la sneaker ne représente pas plus qu’un objet mercantile et surtout une forme de pouvoir .Les mecs qui prennent leur pied à s’afficher avec des stocks ( sous entendu full size run voir plus lors de release pseudo limitée ) destinés à la revente ne me dérange pas plus que ça , mais je trouve simplement ridicule le fait qu’ il n’ y ait pas plus de plaisir que ça . Ce qui est rassurant c’ est que tout est cyclique et qu’ une fois la  » mode  » passée on pourra retrouver des vrais passionnés qui seront toujours la.

Selon ton experience, pourquoi existe t-il un clivage aussi marqué entre la nouvelle et l’ancienne génération de sneaker addict ou sneakerhead ?
C’est une réponse de vieux con que tu me demandes la mon cher Max ! Le clivage réside dans le fait qu’à une époque il fallait se bouger le cul, traverser des frontières, se stresser à fond des le lundi pour le vendredi ou samedi de la release ( 40 si tu me lis ! ) Puis les infos n’étaient pas aussi fluide et répandue qu’elles peuvent être de nos jours.
Les nouveaux « sneakers addict  » ont eux plus de facilité à se procurer des infos sur les quantités disponibles, faire jouer les réseaux sociaux pour obtenir leur paire ou bien encore mettre en place des camp out avec des listes closes plusieurs jours en avance. Je critique pas mais je trouve qu’ une fois de plus le kiff , l’adrénaline des sorties n’est plus vraiment comme avant.

Es-tu plus sélectif qu’avant ou achètes-tu sur des coups de tête ou des coups de coeur ? Te considères-tu comme un sneaker addict ? Ce terme est à la mode, qu’en penses-tu ?
J’achete quasi plus rien. J’ai la chance de recevoir de la reconnaissance de la part de certaines marques que j’apprécie ou de la part de certains shops. Lorsque j’achète une paire c’est pour la porter direct et non en faire un  » investissement » pensant qu’elle vaudra 1000 fois le prix dans dix ans ( si elle est toujours entière ahah ). Le terme sneaker addict ne me correspond pas, je dirais plus que quand j’aime je ne compte pas ( prix ou quantité )

Depuis quelques années, tu sembles très impliqué dans le milieu de la kicks en France, as-tu de nouveaux projets en cours ?
Effectivement je m’implique dans certains projets lorsque le coeur m’en dit. Mes affinités avec RF ou la team SNEAKERFREAKER OU SNEAKERNESS me pousse à monter des projets et faire naitre des initiatives relatives au domaine de la sneakers. Sans trop en dire après le SNEAKERNESS PARIS qui se déroulera le week end du 06 et 07 septembre 2014, une autre grande surprise suivra dans les mois à venir qui je pense réjouira les européens. Je veux pas trop en dire mais ceux qui savent , savent !

Le mot de la fin ?
Soyez bien dans vos pompes , c’ est tout ce qui compte. Haters are motivators. Peace…

Crédit photos: Babylon
S.A

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